
L’île grecque de Santorin a été placée en état d’urgence, après une nouvelle série de tremblements de terre entre mercredi soir et jeudi, a annoncé la Protection civile, jeudi 6 février. La mesure restera en vigueur jusqu’au 3 mars et permettra de « faire face aux besoins extraordinaires et de gérer les conséquences de l’activité sismique de ces derniers temps », ont précisé les autorités.
Sept tremblements de terre successifs d’une magnitude supérieure à 4 ont été enregistrés jeudi, entre 3h30 et 4h30 locales, rapporte l’Institut géodynamique d’Athènes, l’autorité de référence en matière d’analyse sismique en Grèce. Cela fait suite à un séisme de magnitude 5,2, le plus fort depuis le week-end, qui a été enregistré mercredi soir.

L’Etat mobilisé
Entre le 26 janvier et le 4 février, plus de 7 700 tremblements de terre ont été répertoriés dans la zone maritime entre Santorin et sa voisine Amorgos, également touristique, selon le laboratoire de sismologie de l’Université d’Athènes (EKPA). Les experts n’ont pas encore été en mesure de donner une estimation définitive sur la fin de cette activité sismique, qui n’a fait jusqu’ici ni victime ni dégât, mais a provoqué l’évacuation de 11 000 personnes de l’île de Santorin.

Le porte-parole du gouvernement grec, Pavlos Marinakis, a assuré que « tout le mécanisme d’Etat est mobilisé » face à cette activité sismique sans précédent, selon les experts. « Le scénario le plus probable est que l’activité sismique continue pendant des jours ou semaines à la même intensité », a estimé Efthymios Lekkas, directeur de l’Autorité grecque de planification et de protection contre les séismes, sur ERT.







